21/02/2005

Pas grand chose à dire

Comme tout un chacun sur la blogosphère, il y a des moments ou on n'a pas grand chose à dire. Pour être plus exact, il y a des moments ou on a pas ENVIE de parler, de s'exprimer, d'être "actif". Ce n'est pas un manque d'inspiration parce que toutes choses dans nos vie, dans ma vie, pourrait mériter quelques mots jetés à la va-vite sur la Toile. Baisse de régime, baisse d'intérêt, routine, etc. Les excuses ne manquent pas pour justifier (auto-justifier ?) ce silence qui traîne en longueur. Je ne dirais pas que c'est lâche et, c'est décidé, je ne m'en excuserais pas ! na !
 
Pour l'instant je préfère une position de consommateur passif de la vie des autres tandis que je vogue de favoris en favoris pour suivre les tribulations des contemporains que j'ai choisi d'épier par le biais de leur propre blog. Je vais même jusqu'à lire les commentaires mais rarement j'en place un moi-même, sauf lorsqu'une détresse me touche, qu'une idée me révolte, qu'une image ou une phrase me stimule. Et même à ce moment, il faut parfois que je me botte le cul pour pondre une réponse qui me satisfasse.
 
Perfectionnisme ? Voyeurisme latent ?...Je n'aime pas bâcler mes écrits, les seules traces de moi que je laisse au monde jusqu'au moment ou je remplirais ma fonction première sur cette terre, la même fonction première que tout le monde : une progéniture de chair et de sang. Je vois d'ici la foule des détracteurs s'insurger sur ce constat tout simple parce que bien entendu "non, nous ne sommes pas sur terre uniquement pour perpétuer l'espèce !!!"...Mouarf ! La bonne blague ! Et pour quoi d'autre alors ? Pour produire des objets ou des services qui ne serviront qu'à permettre de survivre quelques jours, quelques semaines, mois, années au mieux ? Et encore c'est de plus en plus rare qu'on ait encore la "chance" d'être de ceux qui produisent réellement quelque chose d'utile, de fondamental, quelque chose qui permette de combler un besoin et non une envie...non, on produit du confort, on produits des réponses à des envies érigées en besoins par une société qui pousse le principe de consommation à l'absurde.
 
Reste l'amour me direz-vous...C'est pas faux, mais ce n'est pas vrai non plus. L'amour ne sert à rien fondamentalement si ce n'est à stimuler la reproduction de l'espèce et plus indirectement à "tenir le coup" pour continuer à produire, consommer, produire, consommer...Jusqu'à ce que mort s'en suive au bout d'une vie "heureuse" si on a la chance de faire partie de c'est 10 % de la population mondiale qui bouffe les ressources des 90 % d'autres qui crèvent des excès des autres.
 
Je n'ai pas grand chose à dire...

13:38 Écrit par Catalyseur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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