27/01/2005

C'est la faute à l'autre !!!

Depuis quelques jours que le boulot se fait plus calme, je surfe d'un blog à l'autre avec curiosité, m'attachant particulièrement à ceux qui expriment leur pensées, frustrations, évènements du quotidien. Est-ce parce que je suis sorti du célibat il y a déjà plus de 7 ans que j'ai du mal à capter "une certaine mentalité" qui a court de plus en plus souvent au sein des la communauté des célibataires ? Je m'explique...
 
Je remarque pas mal de blogs d'hommes et de femmes entre 20 et 35 ans, qui déplorent énormément le fait qu'ils n'arrivent pas à trouver l'homme ou la femme avec lequel ils pourraient construire quelque chose. Il y fleurit une foule d'anecdotes et de réflexions sur "l'autre" et les impardonnables erreurs qu'il aurait pu facilement évité pour que le couple fonctionne. Bon, je ne dis pas que les reproches ne sont pas fondés parfois, mais ce que je remarque surtout c'est une volonté affichée et indécrottable de ne pas se remettre en question. Si ca foire, c'est la faute de l' "autre" qui n'a pas (cochez la/les mentions inutiles) :
 
1. la sensibilité qu'il faut.
2. la confiance en soit qu'il faut.
3. la libido qu'il faut.
4. la mentalité qu'il faut.
5. l'engagement qu'il faut.
6. la sureté de sentiment qu'il faut...etc...etc...etc...
 
Je reste perplexe. Je croyais qu'un couple, ca se base au départ sur une attirance réciproque (intellectuelle et physique) mais que cette seule attirance ne suffira jamais à construire ce couple. Ce qui permettra à celui-ci de se stabiliser, se fortifier, se construire, c'est tout d'abord la volonté inébranlable de comprendre l'autre d'abord et ensuite d'essayer de se faire comprendre le lui. Il n'y a évidement pas de recettes miracles pour ça et l'échec n'est jamais à exclure mais bon, j'ai comme l'impression qu'à la moindre difficulté tout ces gens qui se plaignent de ne pas trouver de compagnons (compagnes) dans la vie ne sont pas non plus les plus enclins à se remettre en question, à faire un effort. On en revient à nouveau au concept de l'amour-consommation : on veut tout, tout de suite, sans effort...Et si tu ne correspond pas au plan que j'ai fait pour ma vie : dégage. Tout se petit monde fonctionne sur un mode défensif absolu, fait d'apparences, d'illusions sur soi et sur l'autre mais avec une constante : la déculpabilisation...C'est pas ma faute si ca foire systématiquement, c'est cette salope (ou ce connard) qui...ou qui...ou qui...pfffffffffttttttttt...Ben voyons.
 
 
 

13:50 Écrit par Catalyseur | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

26/01/2005

"The" chanson qui me poursuit depuis longtemps...amour-haine.

Les écorchés
(paroles : B. Cantat / Musique : Noir Désir)
 
Emmène-moi danser
Dans les dessous
Des villes en folie
Puisqu'il y a dans ces
Endroits autant de songes
Que quand on dort
Et on n'dort pas
Alors autant se tordre

Ici et là

Et se rejoindre en bas
Puisqu'on se lasse de tout
Pourquoi nous entrelaçons-nous ?

Pour les écorchés vifs
On en a des sévices

Allez enfouis-moi
Passe-moi par dessus tous les bords
Mais reste encore
Un peu après
Que même la fin soit terminée
Moi j'ai pas allumé la mèche
C'est Lautréamont
Qui me presse
Dans les déserts
Là ou il prêche
Ou devant rien
On donne la messe
Pour les écorchés
Serre-moi encore
Étouffe-moi si tu peux
Toi qui sais ou
Après une subtile esquisse
On a enfoncé les vis...

Nous les écorchés vifs
On en a des sévices.

Oh mais non rien de grave
Y a nos hématomes crochus qui nous
Sauvent
Et tous nos points communs
Dans les dents
Et nos lambeaux de peau
Qu'on retrouve ça et là
Dans tous les coins
Ne cesse pas de trembler
C'est comme ça que je te reconnais
Même s'il vaut beaucoup mieux pour toi
Que tu trembles un peu moins que moi.
Emmene-moi, emmene-moi
On doit pouvoir
Se rendre écarlates
Et même
Si on précipite
On devrait voir
White light white heat
Allez enfouis-moi
Passe-moi par dessus tous les bords
Encore un effort
On sera de nouveau
Calmes et tranquilles
Calmes et tranquilles
Serre-moi encore
Serre-moi encore
Etouffe-moi si tu peux...
Serre-moi encore

Nous les écorchés vifs
On en a des sévices
Les écorchés vifs
On les sent les vis


14:27 Écrit par Catalyseur | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/01/2005

Harcelement sexuel

Je me sens harcelé sexuellement !!! OUI !!!...........................Vous ne me croyez pas, je le sens ! Je m'explique donc !
 
Je bosse dans un très joli bureau paysager et on vient d'engager une nouvelle collaboratrice. La jeune femme est avenante, blonde, pouvue d'avantages féminins indéniables (et qu'on peut difficilement raté à moins d'être aveugle !), sympathique, plutôt énergique.... usque là, tout va bien !!!....Le truc c'est que comme elle débute, on a collé la jeune femme en apprentissage "close up" avec votre serviteur, histoire que je la brief' sur le boulot qu'elle va devoir assurer par la suite....Jusque là, tout continue à aller bien...Donc la demoiselle est toute la journée ou presque à moins d'un mètre de moi...Habillée d'une charmante jupe porte-feuille qui a la fâcheuse tendance de s'entrouvrir délicatement pour laisser apparaitre la dentelle d'un bas de soie retenu par un porte-jartelle...un petit top moulant cache-coeur au décolleté qui s'il n'est pas vertigineux n'en reste pas moins délicieusement attirant pour le regard...des escarpins d'un classissisme de bon gôut mettant en valeur des jambes précédement citée...un soupçon d'un parfum floral léger....JE DIS STOP !!! JE SUIS NERVEUSEMENT EPUISE !!!
 
C'est vrai quoi !!! On s'étonne ensuite qu'un homme hétérosexuel tout ce qu'il y a de plus normal se retrouve un jour à faire une remarque ou une invitation qui ne va pas manquer d'être perçue comme déplacée, voir carrément comme un harcelement sexuel de sa part !!!...Et moi je vous demande ceci Mesdames : avec une mode féminine de plus en plus courte, moulante, taille basse, sexy, suggestive sans pour autant dévoiller qui est harcelé sexuellement ? Est-ce vous qui vous habillez de façon à mettre en valeur vos atouts (très bonne idée tant qu'on en assume les conséquences !) puis qui criez au pervers lorsqu'un pauvre mâle surchauffé par la vision à répétition de vos formes magnifiées par vos vêtements (parfois presque symboliques les vêtements !) ose se laisser aller à une remarque grivoise ou une proposition quelque peu indécente ?
 
Attention, je ne prône pas un retour à une pudibonderie vestimentaire 19ème siècle, que du contraire, mais de grâce, si vous vous habillez sexy, ne vous offusquez pas qu'on vous mate avec concupiscence, la libido titillée par votre vision ! Et si ca vous dérange d'attirer le regard des hommes, alors faites peut-être en sorte d'éviter à ces paquets d'hormones obnubilés par le sexe (et oui, tous les hommes sont comme ça !) de se sentir surstimulé. ;)
 

17:11 Écrit par Catalyseur | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

24/01/2005

Le syndrôme de l'amour-consommation

Un phénomène qui ne manque pas de me laisser perplexe dans ce petit monde qu'est l'internet (et oui, petit monde, moins d'un % de la population mondiale sont connectés !!!) : les sites ou annonces de rencontres et plus encore la façon dont les utilisateurs de ces services abordent les choses. Je m'explique...
 
Je m'emmerdais au boulot et je vais jeter un oeil aux forums de Skynet dans l'optique de trouver deux ou trois thread intéressants et distrayant. Au bout de quelques minutes à browser ces forums, j'arrive sur la rubrique "amour"...Ne nous leurrons pas, vu ma vivacité intellectuelle cette aprem', j'ai les centres d'intérêts de la ménagère de base : un peu de voyeurisme à bon marché ne fait pas de mal d'autant plus quand les gens s'amusent à déballer leurs préférences amoureuses et leurs déceptions. Après lecture de quelques interventions, je reste abasourdis par certains posts du type :
 
Jeune homme, 28 ans, sympa et mignons, cherche jeune femme 25-35 ans, blonde, grosse poitrine, s'habillant sexy mais pas en rose, aimant le free jazz et le parachutisme, doit faire entre 163 et 182 cm et pas plus de 57 kg 150, roulant dans une voiture européenne (pas de japonaise !) pour une rencontre amicale et plus si affinité dans la région de Trifouilli-les-oies (pas plus de12,5 km !!!)....
 
Bon, je caricature, j'exagère, je suis d'accord. Mais franchement, j'ai tellement l'impression que ces messieurs et ces dames ont l'impression qu'ils sont au supermarché ou qu'ils commandent sur catalogue........hého, les amis.............On parle d'êtres humains....On parle d'amour........On parlerait même uniquement de sexe, c'est pas comme ça que ça fonctionne ! On peut avoir ses préférences, c'est tout à fait normal, mais là on ne parle pas d'une bagnole ou d'une robe de soirée : on parle de s'engager ou du moins de tenter une relation amoureuse. Qu'on ne veuille pas tenter le coup avec n'importe qui, je suis toujours d'accord mais de grâce laissons nous aussi la chance de se découvrir, de s'aprivoiser, de s'accepter.

16:17 Écrit par Catalyseur | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

21/01/2005

Autojustification : le cercle vicieux.

J'ai encore pas mal réfléchit à cette tendance instinctive des individus et des collectivité à toujours justifier leurs choix et leurs actes face aux autres d'abord, mais surtout face à eux-même. Comme si nos convictions, nos valeurs, nos principes personnels étaient sujets aux doutes et que nous éprouvions le désirs compulsifs de nous rassurer : avons-nous raison ?
 
Je pense que ça part fondamentalement de la Conscience (avec un grand C comme dans Morale !) du bien et du mal. Quand nous faisons quelque chose de bien, nous n'éprouvons que rarement le besoin de justifier le pourquoi du comment de la chose. C'est quand nous faisons quelque chose de mal que survient le besoin de se justifier et tout d'abord à nos propres  yeux : "c'est parce que, tu vois, dans cette situation...que voulais-tu que je fasse...blablablabla".
 
Cela nous mène à un autre constat qui peut être effrayant : vu la tendance généralisée à se justifier pour la moindre chose ne peut-on pas déduire que tout le monde fait le mal tout le temps ???...C'est un peu simpliste, je l'accorde, mais j'aime pousser les raisonnement à l'absurde. N'est-ce pas dans la nature humaine de tout faire à l'absurde ? En fait ce qui est simpliste dans ce raisonnement, c'est la distinction nette entre le bien et le mal, comme si chaque acte que nous posons, souvent contraint par une pression extérieure qu'elle soit sociale ou plus simplement la nécessité, était soit tout noir, soit tout blanc....Alors que nous nous débatons finalement dans une gamme infinie de nuances de gris.
 
C'est finalement ça le constat le plus déprimant. C'est que même les actes qui nous sont dictés par notre conscience du bien, nous nous sentons la nécessité de les justifier et même à nos yeux. Au nom de la tolérance et du politiquement correcte, nous nous affadissons dans un bouillie grisâtre de conventions sociales la plus part du temps d'une lâcheté confondante...Alors faites l'essai, durant une seule journée, faites l'essais d'agir comme vous le faites tous les jours, en donnant les informations nécessaires à ceux à qui vous devez rendre des compes mais sans vous justifier. Ca promet d'être intéressant...

09:13 Écrit par Catalyseur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/01/2005

Le retour de Catalyseur...pour combien de temps ?

Après des mois d'absence de la blogosphère pour causes diverses (boulot infernal, déménagement, épuisement physique et nerveux, etc.) le Catalyseur (c-à-d moi, j'aime bien parler de moi à la troisième personne, ca fait racé il parait !) retrouve l'envie de laisser libre court à quelques unes de ses réflexions. Je le dis tout de suite, je n'ai aucune idée si ce retour est un Xième passage en coup de vent qui me sont coutumier (en fait je suis plus souvent absent que présent sur la blogosphère) ou si par miracle le temps et l'inspiration ne vont pas disparaitre rapidement...De toute façon, who cares ?...Ceci n'est qu'un blog, un exercice de masturbation mentale entre exhibitionnisme, voyeurisme et psychanalyse à deux balles...Bref pas de quoi pavoiser ou baliser. Au début, je me suis dis que je tenterais d'expliquer les raisons de mon absence des derniers mois. Puis je me suis dis que de toute façon ca n'a aucun intérêt pour personne mis à part moi, pire que ça, j'ai comme un sentiment de "justification" quand à cette absence....Et s'il y a bien une chose que je déteste, c'est de devoir me justifier. Voila un sujet qu'il est intéressant à aborder dans le cadre d'un blog cynique et critique : l'autojusitification.
 
Nous vivons donc dans un monde terriblement politiquement correcte ou même les rebellions se doivent de suivre un schéma prédéterminé sous peine de disparaitre dans le néant du mal-être humain généralisé. Un exemple ?...J'en ai un sympa et facile à visualiser : Eminem. Bon, ce mec tient généralement un discours de gros con plus ou moins homophobe (du moins dans ses premiers opus), macho, bref, un bon creuvard décérébré. Au début, et même si je pouvais apprécier certains morceaux, la personnalité et les propos de ce type me mettait hors de moi...Puis j'ai compris, du moins, j'ai réfléchis à un truc.
 
A l'heure actuel dans le showbusiness et les milieux "artistiques", il est politiquement correcte d'être homophile (voir carrément métrosexuel), féministe, tolérant, ouvert, contre les Républicains, etc. Ouaip, mais le problème, c'est qu'il y a 15 ou 20 ans c'était défendre ces valeurs qui faisaient de vous des rebels contestataires !!!...Damned !!!...En voila un paradoxe !!!...Bref, je me dis que notre petit con décoloré à la voix nasillarde a du arriver au même constat et se dire que s'il voulait une bonne image de mauvais garçon et qu'on parle de lui, il était temps de bousculer un peu le politiquement correcte en vigueur dans son milieu professionnel...Donc : morts aux PD ! Aux Chiennes de Gardes ! Aux pacifistes ! Aux végétariens ! etc...C'est tout bête mais il fallait y penser : à l'heure actuelle dans les milieux artistiques, le rebel, c'est le l'américain moyen qui bouffe 4 fois par semaine au Mac Do' en votant Bush après avoir tabassé un juif noir communiste et homo. :)
 
Attention, je ne dis pas que c'est une bonne chose, c'est juste un constat effarant comme on peut malheureusement en faire tant...To be continued.

13:35 Écrit par Catalyseur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |