09/08/2004

I'm still alive !

Mouais, je sais ca fait vachement longtemps que je ne suis plus revenu poster quoique ce soit sur ce blog, MON blog...Mouarf...Plus j'y pense plus je me dis qu'il est bien à l'image de son redacteur ce blog : des moments de frénésie anarchique suivi d'une léthargie prononcée et durable. C'est que votre serviteur est une petite nature ou plutôt devrais-je dire une nature faible. Que voulez-vous, je suis un fainéant absolut vis à vis de toute chose mis à part ce qui n'est pas obligatoire ou qui me tient particulièrement à coeur. Et c'est bien là le problème, c'est que mon coeur est vaste de sentiments divers vis à vis de beaucoup de choses mais rarement, très rarement, l'indifférence prévaut ou si c'est le cas, c'est une indifférence de surface pour éviter que le tumulte intérieur n'explose...Singer l'indifférence, c'est aussi se protéger, non ?
 
Cependant, durant ces quelques mois, je ne suis pas totalement resté déconnecté de la blogosphère même si à aucun moment je n'ai voulu ou pu y laisser ma trace  (et même encore quand je le pouvais et le voulais, je ne l'ai pas fait...paresse, paresse quand tu nous tiens). J'ai continué à lire les blogs de Extralude et Eruwill par exemple, suivant leurs tribulations quotidiennes avec un recul cynique qui parfois me fait froid au dos quand je prends la peine de l'analyser avec objectivité. Comment puis-je être à la fois aussi empathe des douleurs de mes contemporain sans pour autant arriver à réagir le moins du monde pour les soulager ? Peut-être parce qu'au final je suis persuadé que l'humain triche depuis trop longtemps avec la sélection naturelle ?...Quand je dis ça à ma mère, elle me répond, troublée, que avec ses problèmes de coeurs ou mes faiblesses immunitaires de naissance (vous en connaissez beaucoup des mômes qui ont réussit à faire 3 rougeoles avant d'être immunisés ?) la sélection naturelle nous aurait emportée depuis longtemps sans les artifices de la médecine. Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à lui dire que justement, c'est ça le problème ?...Je n'ai aucune envie de mourrir, je pense avoir encore des petits instants de bonheur quotidiens à grappiller encore au cours de ma vie mais fondamentalement j'ai l'impression que je ne suis pas à ma place sur cette terre, que je ne devrais plus être là depuis longtemps et que ce que je consomme d'air, d'eau, d'énergie, de ressources naturelles ou économique est un inutile gâchis de moyens qui pourraient profiter beaucoup mieux à d'autres...
 
Puis je balaye une fois de plus ces pensées d'un rictus cynique et d'un haussement d'épaule fataliste...Who cares...Je suis là le temps que je réussirais à tenir...C'est que la vie tue, vous ne le saviez pas ?...A partir de là, il me reste à agoniser avec dignité durant 40 ou 50 ans plus ou moins si j'en juge les statistiques d'espérance de vie actuelle...Un paille...

13:31 Écrit par Catalyseur | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Je comprends pas le rapport entre la douleur et la sélection naturelle :-/

Écrit par : Mikel | 09/08/2004

Le rapport est le suivant... ...la douleur est une manifestation, qu'elle soit morale ou physique, ayant pour conséquence d'affaiblir le sujet. Sa fonction est d'avertir le corps ou l'âme d'un désordre, un dérèglement qui perturbe le fonctionnement "normal" de l'activité de la personne. A terme et sans aide médicale, soit la douleur disparait parce qu'on a pu la surmonter( disparition de la cause ou plus simplement meilleure résistance), soit elle vous submerge et c'est au final une mort (de l'âme ou du corps selon le type).

A vouloir fuir la douleur, à la rejeter, la refuser et la combattre comme étant un état anormal, l'homme s'est placé en dehors d'un cycle de sélection naturel...Celui qui ne peut pas résister à la souffrance était voué quasi irrémédiablement à la mort auparavant, maintenant, il peut espérer vivre une vie complète et plus ou moins remplie. Si on considère les choses de façon individuelle, ce n'est pas un problème, c'est même un mieux...Si on veut bien prendre un recul à l'échelle planétaire on se rend compte qu'en repoussant sans cesse les limites de ce qui est "mortel" (à nouveau que ce soit spirituellement parlant ou physiquement) on finit par tuer cette planète à coup sur : pollution, surpopulation, épuisement des ressources naturelles, guerres, etc...

Alors au final, peut-être qu'il faut pouvoir accepter que le bonheur et la longévité ne sont qu'une utopie qu'on voudrait universelle mais une utopie finalement destructrice sur le long terme. Arrivera un jour ou nous ne pourrons plus faire face à cette vérité : nous sommes tous destinés à mourrir, pourquoi lutter encore et toujours pour continuer alors même que nous ne sommes plus que des consommateurs sans rien produire d'autre qu'une illusion de bonheur.

Écrit par : Catalyseur | 10/08/2004

Je sais pas... Le pire c'est quand on continue de vivre sans rien produire d'autre qu'une illusion de malheur... C'est encore plus con, mais cependant, on a pas toujours le choix...

En fait... Tu as comparé le bonheur à la longévité... Les gens cherchent maintenant à vivre longtemps et heureux. Le bonheur, au niveau de l'âme et la longévité au niveau du corps...

L'inverse du bonheur, c'est le malheur, et non la douleur.
L'inverse de la longévité, c'est la ... heu... je trouve pas de terme... On va dire "non longévité" (esprit créatif ce soir) et non la douleur...

Il y a quelque chose que j'arrive pas à comprendre alors je me lance dans une analyse écrite, qui ne méritera peut-être pas de réponse mais ça fera toujours un commentaire en plus et peut-être un éclaircissement...

Je comprends totalement le premier paragraphe...

Le deuxième...
Rejetter = fuir la douleur ? Le rejet est aussi un combat, parfois... en fait, non... C'est pas parce que le rejet représente parfois une difficulté que c'est un combat... Alors comment on affronte la douleur ?
Cohabiter avec, jusqu'à ce qu'on se rende compte que sa présence ne nous affecte plus. Elle est partie, la douleur (disparition de la cause ou plus simplement meilleure résistance, ouai... Parfait...).

C'est le processus du combat de la douleur ? C'est casse tête, bourré de souvenirs qu'on a souvent envie de rejetter, c'est plein d'envies de fermer les yeux, et plus que les yeux. Fermer son esprit à toutes ces idées... "On fait une pause, on reprends le combat plus tard ! Là, j'en peux plus..."

Wops... La douleur est toujours là, mais ne fait que vous rappeller sa présence, alors que vous ne souhaitez que dormir toute la journée... Oublier par n'importe qu'elle moyen qu'elle est là... Mais ça s'affronte, une douleur...

Non j'ai mal décrit le processus du combat de la douleur (quand je dis que c'est pratique, une analyse)... la douleur, ça ne se combat pas en fermant les yeux ! Ca se combat sans la quitter du regard, chaque fois qu'elle s'approche... On peut rien faire à sa présence, mais faut pas non plus qu'elle existe à notre place.

Dis comme ça, ça me semble assez... puéril... Si je me relisais, je me dirais qu'il s'agit d'un gars qui s'emporte dans une logique bidon sur le blog de quelqu'un d'autre et qui n'arrive plus à s'arrêter. Totalement oui... Bidon... La seule logique a accepter, c'est celle des autres...

Il continue...

Warf... J'ai comprends une nouvelle chose dans ce commentaire... Une seconde vision... A une autre échelle... Celle qui dit : Faut qu'on vive notre temps, qu'on soit heureux sans se forcer...

Je suis contre... Comment penser ça ? En plus, ça contredit ce que tu m'as dit (dans un autre contexte, mais pas si différent que ça, en fait)...

"(...) On dit tous : plus jamais mais on retombe tous dans nos vieux travers parce que ceux-ci font partie de nous. Est-ce qu'il faut pour autant ne plus essayer de changer ?...Non, je ne crois pas, ce serait sans doute pire que d'échouer à le faire en fait...Continue à te battre mais tu es à l'age de faire face à la réalité, du moins une certaine réalité : la faiblesse est inhérente à la nature humaine...Tu rechuteras...la seule chose qui compte, c'est de se relever encore et toujours, envers et contre tout ! "

Ou bien tu acceptes le fait de te battre contre la douleur et tu conduis l'humanité à sa perte en lui opposant ta présence, ou bien tu crèves le plus rapidement possible pour laisser vivre ceux qui sont capable de vivre, ceux qui ont envie de vivre... Ceux qui savent la combattre, la douleur, et qui ont l'égoïsme d'imposer leur présence, obligeant d'autre à mourir comme toi...

Egoïste ou mort ?
Heureux ou mort ?

Pfiou... Y'a vraiment aucune logique moins fataliste ?

Écrit par : Mikel | 13/08/2004

Les commentaires sont fermés.