24/03/2004

Bertrand Cantat ou la présomption d'innocence bafouée

Je ne fais aucun mystère de mon adoration du groupe Noir Desir que je suis depuis 1987 avec une assiduité qui n'a jamais faibli. Je les ais vu 5 fois en concerts et les paroles de leur chansons, quasi toutes écrites par Bertrand Cantat, ont été pour moi des sources de réconfort et de réflexion tout au long de ma vie adolescente et de jeune adulte. Bref, je suis ce qu'on peut appeler un fan inconditionnel de leur musique et de leur paroles.
 
Dieu que je déteste les médias et leur cortège de vautours une fois de plus "bien pensant"...Enfin, quand je dis "bien pensant" je veux dire par la "politiquement correcte " ou "consensuellement acceptables". En effet depuis les évènements dramatiques qui ont vu mourir Marie Trintignant les médias se sont déchaîné sur Bertrand Cantat avec un acharnement peu commun. Tout et n'importe quoi a été dit et pire encore on a fait dire tout et n'importe quoi à n'importe qui tant qu'il s'agissait de noircir le tableau et enfoncer le chanteur. Ainsi par exemple on a preté à l'ex-femme de Bertrand Cantat des propos comme quoi il avait toujours été violent avec elle et les enfants qu'ils ont eut ensemble...Ca a fait les gros titres, les médias l'ont relayé dans tous les sens et tous les boeufs décérébrés qui forment la majorité de ce qu'on nomme honteusement "l'opinion publique" (l'opinion de qui ?) se sont tous regardés avec des mines hypocrites de cironstance en se disant "On vous l'avait bien dit". Mais quand l'ex-madame Cantat à posé un démenti scandalisé sur ces affirmations qu'on lui pretait, expliquant que le chanteur s'est toujours comporté en père de famille aimant et mari sans reproches quand aux gestes de violences, il fallait bien chercher l'entrefilet en 22ème page pour en voir mention.
 
On décrit Marie Trintignant comme étant une pauvre et frèle victime innocente, pure, pleine d'amour pour un homme qui la maltraitait honteusement mais avec lequel elle restait, aveuglée par cet amour absolut...MON CUL !!! Elle avait quatre enfants avant de rencontrer Bertrand Cantat et si je me souviens bien, aucun des quatres ne sont même père ou presque !! Bonjour la frêle et pure Marie !!! Quand Nadine Trintignant, la mère de l'actrice, écrit un livre ou Bertand est appelé tout du long "le meurtrier" alors qu'on en est encore qu'aux préliminaires de l'enquêtes...Tout le monde trouve ça normal ! Quand la même Nadine racole tout ce qu'elle peut de journaliste pour raconter la scène de ménage qui a vu la mort de sa fille; décrivant comme dans un film chaque paroles échangées, chaque coup donné comme si elle y avait personnellement assistée...personne ne s'en étonne et on en fait une émission télé ! Par contre, quand Bertrand Cantat explique que Marie et lui se sont engueulé effectivement violement, ce qu'il n'a jamais nié, expliquant que l'actrice s'est comportée de façon odieuse, insultant avec le pire mépris qu'il soit son ex-femme et les enfant que le chanteur à eut avec celles-ci dans une scène de jalousie pathologique, le poussant à bout de nerf, dans ses derniers retranchements émotionnels...Qui va en faire une émission télé ? Personne...
 
Attention, je ne nie en rien la réalité de ce drame et le caractère clairement punissable de l'acte et de ses conséquences...On ne devrait jamais perdre son calme au point de frapper son conjoint ou son partenaire, ou plus simplement quique ce soit, homme ou femme. Mais toute personne a ses limites nerveuses et émotionnelles. Pousser à bout quelqu'un au point qu'il perde tout contrôle de lui, ce n'est pas si difficile que ça quand on connait bien son vis-à-vis comme c'est à priori le cas dans un couple. Mais vouloir diaboliser à tout prix le coupable d'un tel acte, le faisant passer pour le pire des salauds alors qu'au final il n'est qu'un homme qu'on a poussé à bout, je trouve ça aussi révoltant que la mort d'une femme sous les coups de son conjoint.

14:12 Écrit par Catalyseur | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Instant de poésie combattante...

Des armes (Leo Ferré)
 
Des armes, des chouettes, des brillantes
Des qu'il faut nettoyer souvent pour le plaisir
Et qu'il faut caresser comme pour le plaisir
L'autre, celui qui fait rêver les communiantes

Des armes bleues comme la terre
Des qu'il faut se garder au chaud au fond de l'âme
Dans les yeux, dans le cœur, dans les bras d'une femme
Qu'on garde au fond de soi comme on garde un mystère

Des armes, au secret des jours
Sous l'herbe, dans le ciel et puis dans l'écriture
Des qui vous font rêver très tard dans les lectures
Et qui mettent la poésie dans les discours

Des armes, des armes, des armes
Et des poètes de service à la gâchette
Pour mettre le feu aux dernières cigarettes
Au bout d'un vers français brillant comme une larme







13:22 Écrit par Catalyseur | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/03/2004

Back to the primitive

A tout seigneur, tout honneur. Ayant sans vergogne piqué l'intitulé de mon blog du titre d'un morceau de Soulfly..Je ne résiste pas au plaisir égoïste de retranscrire les paroles d'un de leur morceau d'une éfficacité absolue tout autant qu'est absolue la vérité de ce message. Nous vivons dans une société policée à l'extrême et quand je dis "policée" je ne parle pas des flics (quoique ceux là peuvent être absolument insupportables autant que nécessaires eux aussi !) mais plutôt de cette pression sociale qui pousse l'Homme (avec un grand "H" !) à se conformer au moule du politiquement correct. Nous avons oubliés depuis trop longtemps qu'une communauté est une somme d'individus dont beaucoup sont au final mis à part pour leur différences, quelles soient politique, philosophique ou religieuse (combien osent encore se dire croyant ?)...Une fois de plus, sans finesse et sans subtilité, reprenant les paroles d'un autres (merci Max, tu n'as pas oublié de penser !), Catalyseur pousse sa gueulante...
 
Back to the Primitive
 
Um, dois, treis, quatro...

Back to the primitive
Fuck all your politics
We got our life to live
The way we want to be

Back to the primitive
Fuck all your politics
"Who feels it, knows it"
(Bob Marley)
And God will guide me

Back to the primitive
Fuck all your bullshit
We're back to set it free
Confronting the negative

Back to the primitive
Fuck all you wannabes
You don't mean shit to me
Let it bleed...

Primitive
Primitive
Primitive
Primitive

Back to the primitive
Fuck all your politics
We got our life to live
The way we want to be

Back to the primitive
Fuck all your politics
How it used to be
Check your reality

Back to the primitive
Fuck all your politics
Fuck all you wannabes
Aaaaaarggghhh!

Back to the primitive
Fuck all your politics
Forever we will be
What we want to be

Primitivo




01:18 Écrit par Catalyseur | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19/03/2004

Cas de conscience

Il y a deux ou trois semaine, il y a eut un "drink" au boulot (DG Budget de la Commission Européenne) pour le départ d'un collègue irlandais. Faisant partie d'un service informatique ou la pression est forte et constante, ce sont des occasions qu'on ne rate pas de se lâcher un peu. Donc le vin et la bière coulaient à flos, les conversations et les éclats de rire filant bon train. Votre serviteur, fidèle à sa devise (enfin, une de ses devises) "Quand c'est gratuit c'est toujours oui !", s'en foutait plein derrière la cravate, éclusant comme un polonais avec la bénédiction avinée de son chef de service.
 
Au bout de cinq heures de joyeuse libation, la décontraction était proportionnelle à l'état d'ébriété de la vingtaine d'irréductible bien décidé à ne pas repartir de là tant qu'il restait quelque chose à boire ou presque. C'est là que j'ai donc décidé d'aborder un autre consultant, irlandais lui aussi, d'habitude assez taciturne, voir taiseux...Il faut savoir que j'adore l'irlande donc j'avais envie de connaître un peu mieux ce mec. On discute tranquille durant une bonne heure et le vin aidant, la conversation devient profonde, voir presque philosophique. Nous parlions d'un sentiment commun de dégoût face aux dérives de la société en générale et de "l'Europe institutionnelle" en particulier pour en arriver au constat que bien qu'ayant de nombreuses choses à reprocher à l'une et l'autre, nous étions convaincu que ce n'est pas en se posant en marginal qu'on peut changer les choses...Faire évoluer de l'intérieur nous semblait la bonne formule. Durant toute la conversation, ce brave type qui me semblait de plus en plus sympathique me répétait souvent qu'il appréciait mes réflexions et l'intelligence de celles-ci, que mes prises de consciences étaient le symptôme d'une élévation morale et spirituelle certaine. Plutôt modeste par nature, j'acceptais ces compliments sans commentaires mais avec, je l'avoue, un légitime plaisir. Cependant, je sentais qu'il restait des non-dits dans son discours, qu'il avait envie de livrer le fond de sa pensée mais hésitait encore...Mais "in vino veritas" donc en poussant un peu il a finit par se livrer et c'est là que j'ai dégringolé sévère. Il m'a dit :
 
- "Tu sais, tu as la bonne façon de pensée, tu est intelligent et réfléchit, tu vois clair mais ton plus gros problème, c'est que tu ignores qui est vraiment ton ennemi."
 
Je lève un sourcil interrogatif, arborant un sourire légèrment dubitatif d'incompréhension et une indicible appréhension me vient...
 
- " Oui, ton ennemi...c'est le Juif !"
 
La je suis carrément tombé des nues !! Le choc...Sept fois le tour de mon slip sans toucher l'élastique...J'étais abasourdit ! Parce qu'ensuite mon irlandais à continué son petit laïus face à un Catalyseur pour une fois incapable de sortir autre chose qu'un pauvre "je ne suis pas d'accord du tout". Ce type à priori sympatique, bosseur, au premier abord ouvert d'esprit commence donc à m'expliquer qu'il est un "nazi" et c'est le terme exact qu'il a employé et non mon interprétation...Un type bossant dans une institution européene se met donc sous l'effet de l'alcool à m'expliquer tout un tas de théories racistes, eugénistes et autres horreurs avec un calme absolut, poli, respectant les objections que je lui opposais tout en développant une argumentation réthorique sans failles si on excepte le socle haineux sur laquelle elle s'appuyait.
 
Je suis resté donc à discuter encore avec lui durant plus de 4 heures avant de reprendre le dernier train, saoul à mort, écoeuré de ce que j'avais entendu tout autant que ma passivité face à son discours. Cependant, moi qui n'arrête pas de prôner le droit à la parole "vraie", le droit à afficher ses convictions sans masques et sans fards je ne pouvais m'empêcher aussi d'admirer son courage (ou son inconscience) de tenir ainsi face à une bonne dizaine de personnes un discours pareil. Je me suis demandé pourquoi je ne lui avais pas peté la gueule sur le champ (enfin, il me rend une bonne vingtaine de kilos et je suis carruré comme une croquette donc ça a du jouer autant qu'une ébriété avancée !) et pourquoi personne d'autre présents n'avait réagit autrement qu'en essayant d'argumenter avec lui...la question que je me pose au final c'est : qu'aurais-je du faire ?


19:48 Écrit par Catalyseur | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Vendredi, deuxième jour de ma crise de vérité

Après une nuit de sommeil plus que chaotique entre les voisins qui s'engueulent uniquement la nuit et les étudiants d'en face qui font une teuf' pas possible, le repos n'est pas au rendez-vous ce matin. Je suis de mauvais poil, j'ai du mal à me sortir la tête du cul et même la douche et le café noir à dose industrielle n'arrive pas à m'arracher un sursaut d'énergie...Même mes intestins me trahissent, la défécation du matin n'a pas eut l'effet libératoire que j'apprécie tant. Bref, putain de journée de merde en perspective.
 
J'allume donc mon PC durant le quart d'heure de temps libre qui précède mon départ au travail comme consultant informatique à la Commission Européenne, histoire de voir un peu le résultat de mon premier post sur mon blog. Au départ une certaine déception toute égotiste : personne n'a fait de commentaire. J'approfondit le tour d'horizon pour constater qu'il y a tout de même eu du mouvement : deux personnes ont "évalué" mon blog.......Très mauvais. Et bien voila qui me comble d'aise bien que cette satisfaction soit matinée de la déception que ces deux personnes n'ont pas eut les couilles de le commenter. Ils ont eut le courage de dire qu'ils n'aiment pas mon concept mais malheureusement ils se sont retranchés derrière l'anonymat pour ce faire. Aurait-ils commenté le post pour le dire, exposant ainsi ne fusse qu'un pseudo ou des arguments que j'aurais été absolument ravi. Mais bon, on ne peut pas espérer une totale honnêté sur le net qui est par définition anonyme...J'espère juste que ce post amênera ces deux personnes à dire ce qu'ils pensent, même si c'est pour m'insulter à mort au cas ou ils passeraient sur mon blog.

13:59 Écrit par Catalyseur | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

18/03/2004

Pourquoi tant de haine ?

Ouaip, je récidive avec un nouveau Blog, le précédent ayant été pour moi un premier essai de poser une trace sur la toile. Je n'avais pas de but, pas d'objectifs quand à ce que je voulais faire, dire....Est-ce le cas maintenant ? Boaf, pas tout à fait mais un truc est sur, ce Blog, je le dédie à ce que Sartre (ce connard insupportable !) appelait "la Nausée", que d'autre appelerons "la Rage" ou "la Haine" selon d'ou on vient et l'age ou le milieu dont on vient, la musique que l'on écoute.
 
Jump da Fuck Up est difficilement traduisible mais ca se rapprocherait de : Putain ! Révoltez-vous ! C'est ça l'idée. Au détour de la toile et des blogs beaucoup de mal-être, d'angoisse, de stress de révolte mais le politiquement correcte fait loi alors on ferme sa gueule et on garde ca sur le bide en attendant le jour ou on se lachera...Un jour peut-être...lointain...Quand on aura plus à craindre les représailles des parents, des profs, d'un employeur, de la tendre moitié ou de la foule des bien-pensants qui refusent de regarder la réalité en face. Et quelle réalité ! On va droit dans le mur mais avec un sourire de circonstance, un petit mot gentil et une chemise à fleur parce qu'on a pas le droit de dire qu'on est pas en forme, qu'on en a plein le cul, qu'on en peu plus de regarder les infos...On vous demande "Ca va ?"...Et tout le monde répond hypocritement, sans même s'en rendre compte " Ca va bien" alors qu'on en pense pas un mot. Faites l'expérience de la vérité de vos émotions, de vos sentiments, de vos valeurs au quotidien : assènez les à votre entourage et vous verrez leur suprise...

16:18 Écrit par Catalyseur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |